
Dans un contexte de consommation encore contraint mais en légère reprise, le marché des produits de grande consommation affiche une croissance portée davantage par la valeur que par les volumes. Au sein de cet environnement, la crémerie confirme son rôle moteur et le fromage s’impose plus que jamais comme un pilier du rayon, conjuguant dynamisme économique, universalité des usages et forte capacité d’adaptation aux nouvelles attentes des consommateurs. Par Sandrine Panossian-Kahn
Sur la période de janvier à octobre 2025, les PGC affichent une croissance de + 2 % en chiffre d’affaires (Nielsen). Cette progression repose principalement sur un effet de mix positif : les consommateurs arbitrent en faveur de produits plus valorisés, notamment des marques nationales, tout en augmentant leurs volumes achetés par acte. Paradoxalement, si les ménages achètent moins de références par visite, ils fréquentent davantage les magasins, ce qui soutient la croissance des volumes globaux. Dans ce contexte, le frais non laitier (charcuterie-traiteur) demeure un contributeur clé, représentant 29 % de la croissance des PGC, devant l’épicerie et les liquides. Mais au sein de la crémerie, c’est bien le fromage qui tire son épingle du jeu. Selon Jean-Philippe Gateau, directeur Pôle Prospective, Vision Catégorielle & Innovation chez Lactalis Fromages, « même dans des temps très perturbés, le fromage continue à progresser et présente toujours une bonne dynamique. Nous sommes sur un marché riche de multiples facettes et qui répond très bien à l’ensemble des tendances de consommation : local, exotisme (italien, hollandais…), pas trop cher (protéine moins chère que la viande), santé et équilibre alimentaire, traditionnel (produits AOP)



